Pourquoi faut-il aider l’association Saumon-Rhin à réintroduire le saumon en Alsace?

https://www.leparisien.fr/environnement/biodiversite-le-saumon-de-retour-dans-le-rhin-09-01-2021-8418109.php

https://www.wwf.fr/especes-prioritaires/saumons

http://www.saumon-rhin.com/

https://c.dna.fr/culture-loisirs/2021/08/10/diaporama-petite-camargue-alsacienne-l-exposition-sur-le-saumon-prend-un-coup-de-jeune

  • Lisez puis prenez des notes pour répondre au sujet:

Environnement – Massif vosgien-Article DNA.

La moule perlière, un bijou à conserver.

La Société d’histoire naturelle et d’ethnographie de Colmar veut sauver la moule perlière du bassin de la Vologne dont il ne reste que deux individus vivants. Elle propose à l’État un plan d’urgence pour « éviter son extinction définitive ».

Mulettes perlières en Bretagne.

Leur survie ne tient qu’à un fil. Il ne reste que deux mulettes perlières vivantes dans le bassin de la Vologne selon le comptage effectué cet été par la Société d’histoire naturelle et d’ethnographie de Colmar (SHNEC). Ces mollusques bivalves des eaux douces européennes et américaines (Margaritifera margaritifera) étaient plusieurs centaines de milliers dans ce secteur des Vosges, au début du XXe siècle. Les larves se fixent sur les branchies des salmonidés. Depuis cette période, l’espèce a disparu de 60 % des rivières françaises et a perdu 99 % de ses effectifs. Le prélèvement intensif pour le commerce des perles en joaillerie a fortement contribué à cette hécatombe, en plus de la pollution des rivières, du développement des algues lié aux engrais agricoles, des curages et de la diminution des salmonidés. Pour l’association colmarienne, l’extinction définitive de ces moules est inenvisageable. « Sa perte serait un signal sinistre pour la conservation des espèces », explique Jean-Michel Bichain, son président, qui a ressenti « une infinie tristesse » en découvrant cet été les derniers individus. « Malgré ses statuts de protection, cette espèce n’a bénéficié localement d’aucune déclinaison de programme de sensibilisation, de conservation ou de protection de la part des services de l’État », déplore ce passionné de malacologie (étude des mollusques). Le sort de la mulette perlière n’intéresse plus personne. La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement elle-même a acté de sa disparition, comme les riverains du bassin de la Vologne. Elle est aussi victime d’une double peine, selon le professeur de biologie écologie au lycée du Pflixbourg à Wintzenheim. Du biais taxonomique, qui focalise les actions de conservation presque exclusivement sur les vertébrés et les espèces présentant une forte préférence sociale. Et du biais géographique d’un secteur rural, à cheval entre deux parcs naturels régionaux, lesté par l’affaire du petit Grégory. Pour tenter de sauver ce qui peut l’être, Jean-Michel Bichain a proposé récemment un plan de sauvegarde à la Dreal Grand Est. « La première urgence est de désigner un périmètre d’arrêté de protection de biotope sur la rivière Neuné », note-t-il. Il suggère ensuite de prélever les derniers individus pour les reproduire en aquarium puis d’améliorer les milieux naturels pour permettre une réintroduction de l’espèce à moyen terme. La moule ne peut se reproduire que dans une eau courante bien oxygénée et saine. Ses larves se fixent sur les branchies des salmonidés où elles se développent plusieurs mois avant de se décrocher. Elle peut filtrer jusqu’à 50 litres par jour dont elle ingère près de 90 % des matières en suspension. Ses deux valves noires atteignent 12 à 14 cm pour 4 cm environ d’épaisseur. Elles peuvent vivre plus de 60 ans sous nos latitudes. La perle se transforme par accumulation de nacre autour d’un corps étranger coincé entre l’animal et sa coquille. Il faut de deux à six ans à une moule pour confectionner ces billes de couleur crème, rosé ou blanche, de la taille d’un petit pois à un grain de riz.

Un collier de perles à l’impératrice Joséphine

Ces perles ont été utilisées pour orner les bijoux et vêtements dès l’antiquité. En 1806, la ville de Plombières a offert un bracelet de perles de la Vologne à l’impératrice Joséphine venue à cinq reprises dans la station thermale réputée pour le traitement de la stérilité. Elle ne donnera aucun enfant à Napoléon Bonaparte, son époux. Aujourd’hui, ce sont les mulettes qui s’inquiètent pour leur descendance.

  • Lisez cet extrait du livre puis notez les arguments permettant de répondre au sujet.

« Trois orogénèses.

La péninsule de Kola, dans le Nord-Ouest de la Russie, et l’Ukraine possèdent les plus vieux vestiges de la plaque continentale en Europe, avec des roches datées de 3,75 milliards d’années pour les plus anciennes. Ces roches, constituant ce que l’on appelle un craton, ont été partout ailleurs profondément remaniées au cours des différents épisodes de formation des chaînes de montagnes, ou orogénèse, phénomène qui a des conséquences sur la répartition des êtres vivants.

Au début de l’ère primaire (de 545 à 408 Ma), l’orogénèse calédonienne prend en écharpe l’Ecosse et la Norvège. Plus de 500 Ma d’années d’érosion ont ensuite raboté les reliefs des montagnes calédoniennes et fait apparaitre le socle granitique sous-jacent. Les glaciers du quaternaire ont achevé de façonner le paysage nordique en creusant des dépressions qui sont devenues autant de lacs au bord desquels se sont installés de florissantes populations de pygargues à queues blanches et de balbuzards.

Durant l’essentiel de la seconde moitié de l’ère primaire (de 405 à 304 Ma), l’orogénèse hercynienne nous a de même laissé en héritage de vieux massifs de granite arrondis dans la péninsule Ibérique et dans le Massif armoricain, (…), dans le Massif central, l’ensemble Vosges-Forêt Noire, le massif schisteux rhénan et le quadrilatère de Bohème.

Dans ces vénérables massifs calédoniens et hercyniens coulent des rivières sans calcaire, d’une pureté originellement parfaite, hébergeant le bio-indicateur le plus exigeant : le moule perlière, Margaritifera margaritifera. En effet, ce mollusque ne se reproduit plus si la concentration en nitrates dépasse 1 milligramme par litre. Le sable issu de l’érosion de ces reliefs est très propice aux frayères à saumon et au développement larvaire d’un groupe de libellules, les Gomphidés. Enfin, pour les amateurs, ces rivières très peu chargées en ions minéraux sont les plus appropriées pour la fabrication de la bière et du whisky… Moule perlière, frayères et bière sont à jamais associées à la pureté de ces rivières. »

Comment faire un élevage d’Artémies ?

  • Photographiez différents stades de vie d’Artémies: partagez avec le professeur.
  • Schématisez le fonctionnement de l’écosystème « Artémie »

Transfert de matière et d’énergie dans un écosystème:

L’énergie circule sans discontinuer le longs des maillons. En milieu marin, environ 1000kg de phytoplancton permettent de nourrir 100kg de phytophages qui a leur tour nourrissent 10kg de zoophages (larves de crustacés), qui nourrissent 1 kg de sardines et qui nourrissent 0,1kg de thons.

  • Représentez la biomasse des différents niveau
  • Schématisez le fonctionnement d’un écosystème « Saumon » qui intègre tous les éléments que vous venez de découvrir.

Sources :

« L’Europe réensauvagée, vers un nouveau monde. » de Gilbert et Béatrice Cochet.

Compilation de plusieurs articles :

https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/uploads/PAB_2015_222.pdf#page=16

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