Une personne vient d’être admise à l’hôpital pour une morsure de vipère. L’ami du patient a pris une photo: on identifie une Vipère, mais laquelle ? A priori, on croit reconnaitre la Vipère « Vipera walser ».
On doit lui injecter un anti-venin avant que la personne ne fasse un arrêt cardiaque. On en a 4 à disposition mais aucun spécifique de la Vipère qui a mordu le patient. Le médecin espère que l’un des 4 anti-venins injectés sera suffisant pour neutraliser les toxines du venin.
On cherche à déterminer si l’un des produits anti-venin, déjà existant sur le marché et contenant des anticorps, peut neutraliser le venin de la vipère qui a mordu le patient.
Ressource
Principe du test inventé par Mr Ouchterlony
C’est une méthode d’immunodiffusion sur gel : les solutions déposées dans les puits creusés dans le gel diffusent de façon homogène dans toutes les directions autour du puits.
Deux auréoles de diffusion peuvent donc entrer en contact lorsqu’elles ont suffisamment progressé. Cette zone de contact reste invisible s’il n’y a pas de réaction entre les deux solutions.
Quand il y a réaction entre les solutions, il se forme un arc de précipitation visible à l’œil nu. (voir ci-dessous)
Celui-ci est dû à l’interaction entre de nombreux anticorps et les antigènes spécifiques de ces anticorps selon une reconnaissance de type clé serrure.


Recherche à mener
On cherche à déterminer si l’un des produits anti-venin ci-dessous peut neutraliser le venin de la vipère Vipera walser.
Matériel à disposition



- Une solution S de venin de Vipera walser
- Une solution O contenant un sérum de chèvre immunisée contre le venin de Vipera aspic
- Une solution C contenant un sérum de chèvre immunisée contre le venin de Vipera kasnokovi
- Une solution L contenant un sérum de chèvre immunisée contre le venin de Vipera ursinii
- Une solution B contenant un sérum de chèvre immunisée contre le venin de Vipera berus
- De l’eau distillée nommée E
- Une micropipette avec cônes jaunes
- 1 feutre
- 1 feuille de papier avec le gabarit de perçage
- 2 boîtes de Pétri de petite taille
- 1 tube creux servant d’emporte-pièce pour creuser des puits dans le gel
- 1 pic en bois pour sortir délicatement le gel du puits
- Un bec électrique
- Une balance électronique
- Un bécher en verre
- De la poudre d’agar-agar
- Une spatule
- Un agitateur
- Un gant
- Une pince en bois pour éviter de se brûler
Protocole
Préparation du milieu de dépôt :
- Allumez le bec électrique sur 5
- Prélevez 0,3g d’agar-agar à l’aide de la spatule
- Mélangez ces 0,3g à 30ml d’eau distillée dans le bécher et bien mélanger avec un agitateur
- Chauffez le mélange tout en remuant jusqu’à ce qu’il devienne limpide mais en évitant l’ébullition
- Attrapez avec le gant le bécher chaud
- Puis répartissez ce mélange dans 2 boites de Pétri aux 3/4 de la hauteur
- Laissez refroidir et solidifier sur la paillasse ou sur le rebord de la fenêtre
- Éteignez le bec électrique
Manipulation:
- Posez la boîte de Pétri sur le gabarit fourni
- Percez 6 puits dans le gel à l’aide de l’emporte-pièce
- Enlevez la gélose de chacun des puits à l’aide de l’aiguille lancéolée ou du cure-dent
- Notez au feutre, à l’envers de la boîte, l’emplacement des différentes solutions: S au centre, puis les autres autour
- Remplissez chaque puits avec le produit approprié à l’aide de la micro-pipette sans déborder et sans endommager le gel
- Pour cela, commencez par 50µl puis ajustez si nécessaire
- Laissez agir 30 minutes.
Lecture des résultats:
- Placez la boite sur le fond noir
- Essayez d’apercevoir un arc de précipitation légèrement blanchâtre
- Soyez perspicace…
- Schématisez les associations moléculaires révélées par l’arc de précipitation
Rédigez un compte-rendu:
- noms et prénoms
- répondez à la question posée
- enregistrez en Pdf
- envoyez via MBN
Résultat attendu:

