Tspé SVT/Chapitre 9/Le cerveau, un organe fragile

L’expérience qui conduisit Olds & Milner à découvrir dans le cerveau un « centre du plaisir »

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Un rat capable d’autostimulation une zone particulière de son cerveau peut le faire jusqu’à en mourir!

Autrement dit, le rat est devenu accro à cette stimulation.

Comment peut-on expliquer nos comportements addictifs?

1-Circuit de la récompense et addiction :

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L’expérience qui a permis de mettre en évidence le circuit de la récompense fut le fruit du travail de deux chercheurs, Olds et Milner.

Cette expérience a été répétée plusieurs fois depuis, avec toutes sortes de variantes, mais fonctionne pour l’essentiel de la façon suivante:

  • Dans le cerveau, un ensemble d’aires appelé circuit de la récompense ou système de récompense associe certains stimuli à une sensation agréable comme l’idée de savoir que l’on va manger un gâteau
  • La réception d’une récompense se traduit au niveau physiologique par la libération de dopamine: c’est le cas avec une bonne note ou lorsque l’on mange un gâteau
  • Ce shot de dopamine conduit à la mémorisation du stimulus et l’individu est ainsi amené à répéter le comportement qui lui permet de se procurer la récompense.

On distingue :

  • des récompenses primaires, innées, en lien avec des besoins biologiques : odeur agréable, goût agréable, images érotiques…
  • et des récompenses secondaires, plus abstraites, apprises, et apparues plus récemment au cours de l’évolution : gain d’argent, reconnaissance sociale

Mais si avoir de bonnes notes peut devenir un jeu plaisant, on ne devient pas accro à cette récompense, contrairement à ce qu’il se passe avec l’alcool, le cannabis ou la cocaïne.

Alors comment les drogues nous font-elles devenir dépendante de la substance ?

2-Un mimétisme moléculaire qui nous fragilise

Effet de l’alcool sur la jonction synaptique:

https://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_m/i_03_m_par/i_03_m_par_alcool.html#drogues

https://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_cr/i_03_cr_par/i_03_cr_par.html

La même chose se produit lors de la prise régulière d’alcool, de cannabis, de morphine…

Ces substances exogènes ont le pouvoir d’agir sur notre cerveau car elles ressemblent à des substances endogènes et peuvent donc se fixer sur les mêmes récepteurs: on parle de mimétisme moléculaire.

Notre cerveau est fragile parce qu’il possède un système de la récompense qui nous est bien utile pour notre motivation mais ce système peut être stimulé sans récompense, simplement en lui fournissant des substances souvent illicites… c’est la récompense facile, la spirale de l’addiction, la descente aux enfers pour certains humains.

Conclusion:

Les aires corticales communiquent entre elles par des voies neuronales où se propagent des potentiels d’action dont la fréquence d’émission est modulée par un ensemble de neurotransmetteurs.

La prise de substances exogènes, alcool et drogues peut entraîner la perturbation des messages nerveux et provoquer des comportements addictifs.

Notre cerveau est un capital à préserver, à entretenir et à développer.

Entrainement:

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