Chapitre 6: Agents pathogènes et maladies infectieuses

Comment des agents pathogènes peuvent-ils entrer dans notre corps?

L’essentiel du cours:

Certaines maladies causées par des agents pathogènes sont transmises directement entre êtres humains ou par le biais d’animaux tels que les insectes. Ce sont des maladies vectorielles. Les agents pathogènes sont: soit un virus (comme le cas du covid), certaines bactéries (ou procaryotes) comme dans la maladie de Lyme, ou certains eucaryotes (comme dans le cas de la malaria). Ces êtres vivent aux dépens d’un autre organisme, appelé hôte, devenu leur milieu biologique, tout en lui portant préjudice: c’est l’origine des symptômes de la maladie.

La propagation du pathogène se fait par changement d’hôte: la chauve-souris, ou le moustique sont souvent impliqués. Cette propagation exige: soit un contact direct entre hôtes (cas des MST), soit par le milieu ambiant (air et/ou l’eau, cas du coronavirus), soit un vecteur biologique qui est alors l’agent transmetteur indispensable du pathogène (cas du paludisme). Dans ce dernier cas, l’agent transmetteur (le moustique) assure la maturation et/ou la multiplication du pathogène.

Le réservoir de pathogènes peut être humain ou animal (malade ou non). La propagation peut être plus ou moins rapide et provoquer une épidémie (principalement avec des virus). La connaissance de la propagation du pathogène (voire, s’il y en a un, du vecteur) permet d’envisager les luttes individuelles, comme la distanciation sociale et collectives comme le confinement des populations. Les comportements individuels et collectifs permettent de limiter la propagation: gestes de protection, mesures d’hygiène, vaccination, etc. Le changement climatique peut étendre la transmission de certains pathogènes en dehors de leurs zones historiques (cas du Chikungunya de l’île de la Réunion)

Les maladies sexuelles transmissibles:

Complétez votre schéma muet:

Les maladies vectorielles:

1-La Maladie de Lyme:

  1. Comment s’appelle le microorganisme à l’origine de cette maladie ?
  2. Qui est le vecteur de cette maladie ?
  3. Qui est le réservoir de cette maladie ?
  4. Qui est la victime de cette maladie ?

2-Le paludisme:

Document 4: schématisation du cycle de développement de l’agent du Paludisme

fig 26-6 cycle de dev du plasmodium
d’après Campbell, « Biologie »

Questions:

  1. Comment s’appelle le microorganisme à l’origine du Paludisme?
  2. Qui est le vecteur de cette maladie?
  3. Qui est le réservoir de cette maladie?
  4. Qui est la victime de cette maladie?

Voir la vidéo bilan:

https://www.lelivrescolaire.fr/page/6447136

Les échelles de la matière:

https://learn.genetics.utah.edu/content/cells/scale/

Entrainement:

Page 266 du Livre scolaire: https://www.lelivrescolaire.fr/page/7233209

https://www.quizz.biz/quizz-1273804.html

https://www.quizz.biz/quizz-947697.html

Conservation_de_l_oeuf_de_poule

des_micro_organismes_dasn_la_choucroute

Risque_lie__aux_micro_organismes_dans_l_alimentation

L_affaire_du_pain_maudit

Le Covid-19

Capture d’écran 2020-04-24 à 08

Les comportements individuels et collectifs permettent de limiter la propagation:

Capture d’écran 2020-05-15 à 08

Comment sait-on quels pourraient-être les réservoirs et les vecteurs du Sars-cov2 ?

Document : Relations de parenté au sein des virus de type corona

Capture d’écran 2020-04-17 à 19

Les comparaisons des gènes des différents coronavirus montrent bien la proximité de ces gènes entre le SARS-CoV-2 et virus BatCoV RaTG13 des chauves-souris d’une part et avec le virus du SARS. Également la grande proximité génétique avec le SARS CoV.

Le SARS-CoV-2 n’est pas lui-même un recombinant et garde l’organisation génomique du BatCoV RaTG13. Ce dernier par contre pourrait être le résultat de recombinaison entre d’autres coronavirus des chauves- souris. Ce qui est banal et très commun.

Le virus Pangolin-CoV est 91.02% et 90.55% identique aux SARS-CoV-2 et BatCoV RaTG13. La protéine S1 codée par le Pangolin-CoV est plus proche de celle du SARS-CoV-2 que celle de RaTG13.

 La variabilité entre les nucléotides du génome de SARS-CoV-2 et du virus RaTG13 de la chauve-souris a été globalement estimée à 4 %. Si l’on s’intéresse aux seuls sites neutres donc de mutations simples et sans conséquences pour le virus mais qui représentent son évolution sans pression, la valeur correspondante atteint alors 17 %. Ce qui indiquerait que le passage est plus ancien que cet automne et que la circulation chez l’homme est plus précoce que présenté par les autorités. D’où un important nombre de cas dans le Hubéi, véritable réacteur de l’épidémie.

Quels sont les signes cliniques du COVID 19?

« Pour les adultes, une dizaine de jour après le contact, le plus souvent cela se manifestera par une toux d’abord non fébrile d’allure type irritation pharyngée. Puis apparition d’une fièvre état grippal (parfois aussi digestif avec diarrhée marquée) ; dans 85% des cas surtout chez les jeunes (<60 ans) tout rentre rapidement dans l’ordre en une semaine.

Il faut bien comprendre l’importance de ces cas sans symptôme ou avec très peu de symptômes mais qui peuvent transmettre le virus. Et pendant probablement une assez longue période. Leur rôle est surement prépondérant dans la circulation du virus.

Les signes cliniques les plus fréquents du Covid-19 sont ceux d’une infection respiratoire aigüe, allant de formes pauci-symptomatiques ou évoquant une pneumonie, sans ou avec signes de gravité (syndrome de détresse respiratoire aigüe, voire défaillance multi-viscérale). Toutefois des formes avec symptomatologie digestive, état confusionnel, initialement non fébriles sont souvent au premier plan chez les personnes âgées. Le Conseil national professionnel de gériatrie et la Société française de gériatrie et gérontologie ont confirmé la symptomatologie atypique du Covid-19 chez les sujets âgés, indépendamment des signes respiratoires plus classiques, se traduisant par des signes digestifs (notamment diarrhée), un état confusionnel ou des chutes, une fébricule avec variations de température entre hyper et hypothermie. En présence d’une anosmie sans obstruction nasale et avec une agueusie, le diagnostic de Covid-19 est à considérer comme vraisemblable et ces patients doivent être de facto isolés ; ne pas les traiter par corticoïdes inhalés . »

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