TP: Mise en évidence d’agents pathogènes sur nos mains

Matériel:

  • Gélose coulée sur boite de Pétri
  • Savon antiseptique
  • Gel hydroalcoolique
  • Scotch
  • Feutre
  • Bec électrique

On réalise 4 tests :
Test 1 : empreinte de doigt non lavé
Test 2 : empreinte de doigt lavé à l’eau
Test 3 : empreinte de doigt nettoyé au savon antiseptique
Test 4 : empreinte de doigt nettoyé avec un gel hydroalcoolique

Méthodes:

  • Allumer le bec électrique;
  • Prendre une gélose coulée en boîte de Pétri de 9 cm de diamètre;
  • Délimiter 4 parties au feutre sur le fond de la boite;
  • Identifier par un numéro le test réalisé sur le fond de la boîte;
  • Appliquer la pulpe d’un doigt avec une pression modérée sur la gélose;
  • Remarque importante: les 4 tests sont à réaliser selon le même protocole et sur la même gélose;
  • Toutes les boîtes sont ensuite scotchées;
  • Incubation: 72h à 20°C

Médecine: l’histoire d’une découverte majeure

La fièvre puerpérale est le nom donné à une infection grave qui a affecté – pendant deux cents ans et jusqu’au début des années 40 – de nombreuses mamans peu de temps après l’accouchement. Elle est le résultat d’une infection de l’utérus avec des complications qui peuvent concerner l’appareil urinaire, puis les poumons. Le traitement, aujourd’hui, consiste à injecter des antibiotiques mais un grand nombre de décès auraient pu être évités en respectant les consignes données dès le milieu du XIXème siècle par le Dr SEMMELWEIS. Aujourd’hui, pour ce qui est du lavage des mains, les soignants disposent désormais de gel
hydro – alcoolique pour se désinfecter les mains systématiquement avant chaque examen
médical.

Photo de la salle d’accouchement du Docteur Klin.

« On meurt plus chez Klin que chez Bartch. »

Ignace Philippe SEMMELWEIS (1818-1865) est né à Buda en Hongrie. En février 1846, il devient médecin assistant de la première clinique d’accouchement de l’hôpital général de Vienne. L’hospice général de Vienne comportait deux pavillons d’accouchement, identiques, contigus, l’un dirigé par le professeur Klin, l’autre par le professeur Bartch. Les femmes enceintes y viennent des quartiers populeux de la ville pour accoucher. Elles font tout pour éviter d’être admises dans le premier pavillon, de sinistre réputation. La fièvre puerpérale y règne, entraînant jusqu’à 30 % de décès. Klin reçoit les étudiants en médecine en stage, Bartch des élèves sage-femmes; la permutation des stagiaires fait passer l’infection d’un pavillon à l’autre… On cherche des boucs émissaires : on va jusqu’à expulser les étudiants étrangers désignés comme responsables de la fièvre ! On supprime la clochette qui précède le prêtre apportant le viatique à la mourante !

Après la mort de l’anatomiste Kolletchka des suites d’une piqûre « cadavérique », le Docteur Semmelweis affirme que « ce sont les doigts des étudiants, souillés au cours des récentes dissections, qui vont porter les fatales particules cadavériques dans les organes génitaux des femmes enceintes et surtout au niveau du col utérin». « Désodoriser les mains, décide-t-il, tout le problème est là.» Il fait laver les mains des étudiants en médecine au chlorure de chaux et la mortalité puerpérale devient presque nulle

Photo d’une boîte de Pétri avec l’empreinte d’une main d’enfant non lavée

www.laboiteverte.fr/les-bacteries-dune-main-d’enfant

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