Le blob, la nouvelle coqueluche de l’éducation nationale !

Depuis septembre, c’est l’effervescence dans 4500 établissements scolaires. Le blob vient d’arriver par la poste ! Le quoi ? Le blob, comme l’a surnommé Audrey Dussutour, la chercheuse à l’origine de cet engouement national pour une étrange créature venue d’Australie. Dans l’enveloppe envoyée par le CNRS, cinq morceaux de papier tâchés de jaune. « Ah, c’est ça le blob ? » Déception. En fait, c’est sa version endormie : « Plongez-la dans l’eau, ça fera un escargot tout chaud », …heu, non, plutôt un organisme unicellulaire visible à l’œil nu. Pardon ? Unicellulaire Et visible à l’œil nu, c’est possible ? Ça semble tellement bizarre qu’on a tout de suite envie de sortir une loupe binoculaire. Et en effet, nous voilà devant une cellule géante, polynucléaire, qui se nourrit par phagocytose, qui montre des préférences alimentaires, qui respire, qui se déplace grâce aux mêmes protéines que celles de nos muscles, et qui peut sortir d’un labyrinthe pour trouver sa nourriture tout en mémorisant les molécules qu’elle a déjà rencontrées… étonnante créature, non ? Et depuis septembre, la voilà qui voyage dans l’espace, ou plutôt dans l’ISS. Thomas Pesquet l’a réhydratée, comme nous, pour étudier son comportement selon un protocole précis, élaboré par Audrey Dussutour, que nous avons suivi à la lettre. On appelle ça des sciences participatives et pour être à l’origine de cette action, la chercheuse toulousaine vient de recevoir le Prix de la vulgarisation scientifique du CNRS.  Le but de cette opération baptisée #élèvetonblob est de savoir si l’absence de pesanteur influe sur le développement d’un organisme vivant. Et le plus fort, c’est que lorsque que l’on a fini d’étudier le blob avec nos élèves, on le rendort (entrée en dormance, comme une graine) et hop, dans un tiroir jusqu’à l’année prochaine. Qui dit mieux ? Qui connaît un organisme qui nous permet de faire ça ? Moi, je n’en connais pas. Et comme en plus, il permet de parler de biologie des organismes et des populations, d’évolution, et de classification car la chose n’est ni un animal, ni un végétal, ni un champignon mais un amibozoaire, alors on se dit qu’on a enfin mis la main sur l’organisme qui nous manquait tant pour faire un élevage de poche, en cours ou à la maison, afin d’étudier « le vivant qui vit » et non « le vivant mort » comme ça nous arrive si souvent. Alors, à tous ceux qui seraient convaincus de l’intérêt de faire étudier la bestiole par ses élèves, du primaire au lycée, contactez-nous au lycée Bartholdi de Colmar, mes éleveurs de Blob se feront un plaisir de vous montrer comment on s’occupe de cette étrange créature !

En savoir plus :

Audrey Dussutour : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander », J’ai lu éditions: https://www.jailu.com/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-blob-sans-jamais-oser-le-demander/9782290167342

https://www.facebook.com/groups/138929103300545/user/100050591014791/

https://www.facebook.com/groups/eleve.ton.blob/permalink/1114536579073121/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Amoebozoa

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